Demandes d’autorisations liées aux commerces

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Main sur smartphone et document administratif

Vous avez un commerce (magasin, boutique). Vous envisagez de réaliser des travaux qui en modifient la devanture (la vitrine, la façade, l’enseigne). Vous souhaitez connaître les démarches administratives à effectuer avant de commencer les travaux. Dans la plupart des cas, vous devez demander une autorisation d’urbanisme. Nous faisons le point sur la réglementation.

Dans un premier temps, vous devez vous renseigner auprès de la mairie pour savoir si votre projet se situe dans un secteur protégé ou s’il concerne un immeuble protégé.

Les secteurs protégés peuvent être les sites patrimoniaux remarquables, les abords des monuments historiques, les sites classés ou en instance de classement, les réserves naturelles, le cœur des parcs nationaux ou un futur parc national.

Les immeubles protégés sont des immeubles inscrits, classés ou protégés par le plan local d’urbanisme (PLU).

Télécharger les documents du Règlement local de publicité et Enseigne

Fiche pratique

Alertes pour la prévention des difficultés des entreprises

Vérifié le 05/01/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice

Différentes procédures d’alerte peuvent être mises en œuvre pour détecter au plus tôt les difficultés d’une entreprise et essayer d’y remédier avant que la situation ne s’aggrave.

Le président du tribunal peut convoquer le dirigeant pour un entretien « prise de conscience » lorsqu’il a des raisons de penser que l’entreprise traverse des difficultés économiques, financières ou juridiques.

L’absence de dépôt au greffe du tribunal de commerce des comptes sociaux peut constituer un indice indiquant des difficultés économiques.

Cet entretien permet d’envisager les mesures appropriées pour redresser la situation de l’entreprise.

Il s’agit d’une faculté pour le président du tribunal, et non d’une obligation.

Suite à cet entretien, le président du tribunal a 2 possibilités :

  À savoir

le président du tribunal judiciaire est compétent pour les professions libérales et les agriculteurs. Le président du tribunal de commerce est compétent pour les professions commerciales et artisanales.

Tout chef d’entreprise peut également demander à être reçu par le président du tribunal dont il dépend pour exposer ses difficultés (économiques, financières, juridiques) et prendre conseil. Cette consultation est confidentielle.

Le groupement de prévention agréé a pour mission de détecter les difficultés des entreprises en analysant les informations économiques, comptables et financières que celles-ci lui transmettent.

L’adhésion au groupement de prévention agréé est facultative et concerne les personnes suivantes :

  • Entrepreneurs individuels, comme les commerçants ou artisans
  • Société

Lorsque le groupement de prévention agréé relève des indices de difficultés, il doit en informer le chef d’entreprise et peut lui proposer l’intervention d’un expert.

Les administrations coopèrent avec ces groupements de prévention agréés.

La Banque de France peut aussi être appelée à donner des avis sur la situation financière des adhérents.

Les groupements de prévention agréés sont habilités à conclure des conventions au profit de leurs adhérents, notamment avec les banques et les assurances.

Dès qu’il éprouve des difficultés dans la gestion de son entreprise, l’entrepreneur ou le dirigeant peut engager une démarche de diagnostic préventif et objectif.

Elle lui permet de détecter l’origine des difficultés et de pouvoir y remédier au plus vite.

ll peut utiliser un outil d’auto-diagnostic proposé par le Centre d’information sur la prévention des entreprises en difficulté (CIP). Cet outil permet d’évaluer de façon objective le degré de gravité de ses difficultés.

Service en ligne
Outil d’auto-diagnostic pour les entreprises en difficulté

Outil permettant d’évaluer en ligne le niveau de difficulté auquel est confrontée votre entreprise et de trouver des solutions adaptées.

Dans une société, la désignation d’un commissaire aux comptes (CAC) est dans certains cas obligatoire.

Lorsqu’un CAC a été nommé, celui-ci doit alerter les dirigeants dès qu’il relève des faits qui peuvent compromettre la continuité de l’activité de l’entreprise.

S’il constate que les décisions prises ne permettent pas d’améliorer la situation,le CAC doit en informer le président du tribunal.

Le tribunal judiciaire est compétent pour les professions libérales et pour les agriculteurs.

Le tribunal de commerce est compétent dans les autres cas.

Le commissaire aux comptes peut demander à être entendu par le président du tribunal dans les cas suivants :

  • Absence de réponse ou de réponse satisfaisante de la part du dirigeant informé de ces difficultés
  • Décisions de l’assemblée générale insuffisantes pour permettre d’assurer la continuité de l’activité

Si l’urgence commande l’adoption de mesures immédiates et que le dirigeant s’y refuse ou prend des mesures jugées insuffisantes, le CAC peut en informer le président du tribunal (de commerce ou judiciaire) dès la 1ère information faite au président du conseil d’administration ou au dirigeant.

Le président du tribunal dispose d’un droit de communication dans le cadre d’une procédure d’alerte engagée par le commissaire aux comptes.

Il peut obtenir des renseignements pour avoir une information exacte sur la situation économique et financière de la société par les personnes ou organismes suivants :

  • Commissaires aux comptes
  • Membres et représentants du personnel
  • Administrations publiques
  • Organismes de sécurité et de prévoyance sociale
  • Services chargés de la centralisation des risques bancaires et incidents de paiements

Dans une entreprise dotée d’un CSE et lorsque le CSE a connaissance de faits pouvant affecter la situation économique de l’entreprise, celui-ci peut demander des explications à l’employeur.

Si les réponses sont jugées insuffisantes ou si elles confirment la situation détectée, le CSE peut décider d’adresser un rapport à la direction et au commissaire aux comptes (CAC). Les informations communiquées ont un caractère confidentiel.

  • Tout associé non gérant peut, 2 fois par exercice comptable, poser par écrit des questions au gérant sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l’exploitation.

    La réponse du gérant est communiquée au commissaire aux comptes s’il en existe un.

  • L’actionnaire est le propriétaire d’une ou plusieurs actions dans une société anonyme (SA) ou une société par actions simplifiée (SAS) ou une société en commandite (SC).

    Un ou plusieurs actionnaires représentant au moins 5 % du capital social peuvent, 2 fois par exercice comptable, poser par écrit des questions au président du conseil d’administration ou au directoire sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l’exploitation.

    La réponse est communiquée au commissaire aux comptes, s’il en existe un.

Toutes les demandes d’autorisations d’urbanisme (permis de construire, permis d’aménager, permis de démolir, déclaration préalable, certificat d’urbanisme, déclaration d’intention d’aliéner) se font en ligne : 

  • Rendez-vous sur la page autorisation d’urbanisme.
  • Un e-mail de confirmation vous sera envoyé après création de votre compte.
  • Le dépôt papier reste possible pour ceux qui ne disposent pas d’outil informatique ou de connexion.

Par courrier

  • Envoyez votre dossier par courrier recommandé avec accusé de réception ou déposez-le directement à l’accueil de l’hôtel de ville

En ligne

  • Après enregistrement par le service instructeur, vous recevrez un accusé d’enregistrement électronique.

  • Vous pouvez suivre l’avancement de votre demande dans la rubrique « Suivi de mes autorisations d’urbanisme » du guichet numérique.

  • En cas de dossier incomplet, vous serez informé et pourrez le compléter en ligne.

Quels sont les délais d’instruction ?

  • 1 mois pour une déclaration préalable ou un certificat d’urbanisme d’information.

  • 2 mois pour un permis de construire maison individuelle, un certificat d’urbanisme opérationnel, ou un permis de démolir.

  • 3 mois pour un permis de construire ou un permis d’aménager.

Attention : ces délais peuvent être prolongés si des avis extérieurs sont nécessaires ou si le dossier est incomplet.

Quelle réponse recevrai-je ?

Un arrêté vous sera envoyé par courrier recommandé.

Quels sont les affichages obligatoires ?

  • Affichez un panneau rectangulaire d’au moins 80 cm, visible de l’extérieur, dès réception de votre autorisation et pendant toute la durée du chantier. Consultez les informations à afficher.

  • La date d’affichage lance le délai de 2 mois pendant lequel des tiers peuvent contester l’autorisation.

Que faire en début de travaux ?

  • Envoyez à la mairie la déclaration d’ouverture de chantier  en 3 exemplaires, datée et signée.

  • Cette déclaration n’est pas nécessaire pour une déclaration préalable ou un permis de démolir.

Que faire à la fin des travaux ?

  • Dans les 30 jours suivant la fin des travaux, envoyez la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux, datée et signée en 3 exemplaires. Cette déclaration est obligatoire pour les permis de construire, d’aménager et les déclarations préalables.

  • La mairie contrôle-t-elle les travaux ?

    • Oui, un contrôle sur place peut être effectué dans un délai de 3 mois après réception de la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux, ou 5 mois dans les secteurs protégés.

    • Passé ce délai, la mairie ne peut plus contester la conformité.

    • En cas de non-conformité, la mairie mettra en demeure de réaliser les travaux nécessaires ou de déposer un permis modificatif.

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