Demandes d’autorisations liées aux commerces

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Main sur smartphone et document administratif

Vous avez un commerce (magasin, boutique). Vous envisagez de réaliser des travaux qui en modifient la devanture (la vitrine, la façade, l’enseigne). Vous souhaitez connaître les démarches administratives à effectuer avant de commencer les travaux. Dans la plupart des cas, vous devez demander une autorisation d’urbanisme. Nous faisons le point sur la réglementation.

Dans un premier temps, vous devez vous renseigner auprès de la mairie pour savoir si votre projet se situe dans un secteur protégé ou s’il concerne un immeuble protégé.

Les secteurs protégés peuvent être les sites patrimoniaux remarquables, les abords des monuments historiques, les sites classés ou en instance de classement, les réserves naturelles, le cœur des parcs nationaux ou un futur parc national.

Les immeubles protégés sont des immeubles inscrits, classés ou protégés par le plan local d’urbanisme (PLU).

Télécharger les documents du Règlement local de publicité et Enseigne

Fiche pratique

Déroulement du contrat de franchise

Vérifié le 20/07/2023 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Le contrat de franchise scelle l’accord entre un franchisé et le franchiseur qui lui accorde le droit d’exploiter sa marque et son savoir-faire dans le but de commercialiser les produits et/ou services du réseau de franchise. Le contrat se déroule en plusieurs étapes.

 À noter

Dans le cadre d’un contrat de franchise, le franchisé et le franchiseur doivent respecter des obligations spécifiques.

Le contrat de franchise est quasi systématiquement rédigé à l’initiative du franchiseur. Celui-ci dispose d’un modèle qu’il applique uniformément à l’ensemble de son réseau.

Le plus souvent, la négociation est inexistante et le contrat mérite la qualification de contrat d’adhésion, c’est-à-dire un contrat comportant des clauses non négociables et déterminées à l’avance par l’une des parties.

Dans un contrat d’adhésion, une clause n’est pas valable lorsqu’elle crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties, c’est-à-dire, lorsqu’elle fait peser des obligations injustifiées et non réciproques sur une partie, par exemple :

  • Paiement par le franchisé d’une redevance périodique sans contrepartie suffisante de la part du franchiseur (pas d’assistance, pas de plan de communication…)
  • Interdiction pour le franchisé de résilier le contrat de franchise
  • Obligation de non-concurrence post-contractuelle sans limite géographique.

 À noter

Au moins 20 jours avant la signature du contrat de franchise, le franchiseur doit remettre un document d’information précontractuelle (DIP) au franchisé potentiel pour lui permettre de prendre une décision éclairée.

Le contrat de franchise définit la relation contractuelle entre le franchiseur et le franchisé.

Le contrat doit comporter les mentions suivantes :

  • Identité du franchiseur et du franchisé : dénomination sociale, adresse du siège sociale, forme juridique, capital social, numéro Siren (numéro unique d’identification de l’entreprise) et numéro d’immatriculation au RCS
  • Description détaillée du concept de la franchise : nature de l’activité, description du savoir-faire, caractéristiques des produits ou services offerts, caractéristiques du marché, clientèle cible, etc.
  • Obligations du franchiseur : transmission d’un savoir-faire, formations initiale et continue, support opérationnel et marketing, etc.
  • Obligations du franchisé : respect des normes et des procédures de la franchise, paiement du droit d’entrée et des redevances, participation aux formations, etc.
  • Redevances périodiques : les modalités de paiement des redevances par le franchisé, y compris les montants, les échéances et les méthodes de calcul.
  • Exploitation des signes distinctifs : enseigne, marque, logo…
  • Assistance et support : niveau d’assistance et de support que le franchiseur fournira au franchisé, y compris la formation initiale, la formation continue, le support marketing, l’accès aux fournisseurs approuvés, etc.
  • Durée du contrat : généralement comprise entre 5 et 10 ans, en fonction de l’investissement financier du franchisé pour qu’il puisse obtenir un retour sur investissement.
  • Conditions de résiliation : conditions et modalités de résiliation anticipée du contrat par l’une ou l’autre des parties, ainsi que les conséquences financières éventuelles de la résiliation (clause pénale).
  • Conditions de renouvellement : le contrat peut être renouvelé par tacite reconduction, par prorogation (signature d’un avenant) ou par la conclusion d’un nouveau contrat permettant la négociation des différents termes.
  • Conditions de cession : en cas de cession d’un point de vente par le franchisé, le franchiseur a un droit de regard sur le choix du nouveau candidat (clause d’agrément, pacte de préférence…)
  • Clause d’exclusivité territoriale : restrictions territoriales, zones d’exclusivité, droits de priorité
  • Clause de confidentialité : interdiction du franchisé de divulguer le savoir-faire de l’enseigne
  • Clause de non-concurrence : interdiction du franchisé d’exercer une activité concurrente pendant la durée du contrat et/ou une période supplémentaire définie
  • Clause d’approvisionnement : approvisionnement exclusif, quasi-exclusif, contrôle…
  • Résolution des litiges : procédure de résolution amiable des litiges (médiation, arbitrage) et tribunal compétent

 À noter

Il est recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit de la franchise pour rédiger ou examiner un contrat de franchise.

La fin du contrat de franchise survient à l’expiration de sa durée initiale ou à la suite de sa résiliation anticipée.

La résiliation anticipée intervient lorsque l’une des parties commet des manquements graves ou répétés à ses obligations contractuelles. C’est le cas, par exemple, si le franchisé ne respecte pas une clause d’approvisionnement exclusif, s’il ne se conforme pas aux normes du réseau ou encore s’il ne paie pas ses redevances. Côté franchiseur, il commet un manquement grave s’il ne respecte pas la zone d’exclusivité consentie à son franchisé.

Dans ce cas, le responsable peut être tenu de compenser la perte subie par le versement de dommages-intérêts à l’autre partie. Les parties peuvent avoir préalablement fixé le montant des indemnités et/ou pénalités via une clause pénale.

 À noter

La partie qui résilie le contrat de manière anticipée sans que cela soit justifié peut être condamnée à poursuivre l’exécution du contrat.

Le renouvellement du contrat n’est pas automatique, il doit être prévu au contrat de franchise. En revanche, en cas de rupture du contrat, le franchisé doit bénéficier d’un préavis raisonnable (indexé sur la durée de la relation).

 À noter

En cas de non-respect d’un préavis suffisant, le franchisé peut prétendre à des dommages et intérêts à hauteur de la marge à laquelle il aurait pu prétendre pendant la durée du préavis dont il a été privé.

Quelle que soit sa cause, la fin du contrat de franchise implique la cessation des obligations pesant sur chacune des parties. À ce titre, le franchisé doit immédiatement cesser tout usage du savoir-faire et des signes distinctifs, sous peine de se rendre coupable de concurrence déloyale voire de contrefaçon.

En revanche, certaines obligations ont vocation à survivre après l’expiration du contrat (clauses de confidentialité, clauses de non-concurrence post-contractuelles, clauses attributives de juridiction…).

 Exemple

Le franchiseur, même s’il a abusivement résilié le contrat de franchise, peut appliquer la clause pénale (prévoyant une pénalité) à l’encontre du franchisé si celui-ci a continué d’utiliser la marque et les signes distinctifs de la franchise après la résiliation.

Toutes les demandes d’autorisations d’urbanisme (permis de construire, permis d’aménager, permis de démolir, déclaration préalable, certificat d’urbanisme, déclaration d’intention d’aliéner) se font en ligne : 

  • Rendez-vous sur la page autorisation d’urbanisme.
  • Un e-mail de confirmation vous sera envoyé après création de votre compte.
  • Le dépôt papier reste possible pour ceux qui ne disposent pas d’outil informatique ou de connexion.

Par courrier

  • Envoyez votre dossier par courrier recommandé avec accusé de réception ou déposez-le directement à l’accueil de l’hôtel de ville

En ligne

  • Après enregistrement par le service instructeur, vous recevrez un accusé d’enregistrement électronique.

  • Vous pouvez suivre l’avancement de votre demande dans la rubrique « Suivi de mes autorisations d’urbanisme » du guichet numérique.

  • En cas de dossier incomplet, vous serez informé et pourrez le compléter en ligne.

Quels sont les délais d’instruction ?

  • 1 mois pour une déclaration préalable ou un certificat d’urbanisme d’information.

  • 2 mois pour un permis de construire maison individuelle, un certificat d’urbanisme opérationnel, ou un permis de démolir.

  • 3 mois pour un permis de construire ou un permis d’aménager.

Attention : ces délais peuvent être prolongés si des avis extérieurs sont nécessaires ou si le dossier est incomplet.

Quelle réponse recevrai-je ?

Un arrêté vous sera envoyé par courrier recommandé.

Quels sont les affichages obligatoires ?

  • Affichez un panneau rectangulaire d’au moins 80 cm, visible de l’extérieur, dès réception de votre autorisation et pendant toute la durée du chantier. Consultez les informations à afficher.

  • La date d’affichage lance le délai de 2 mois pendant lequel des tiers peuvent contester l’autorisation.

Que faire en début de travaux ?

  • Envoyez à la mairie la déclaration d’ouverture de chantier  en 3 exemplaires, datée et signée.

  • Cette déclaration n’est pas nécessaire pour une déclaration préalable ou un permis de démolir.

Que faire à la fin des travaux ?

  • Dans les 30 jours suivant la fin des travaux, envoyez la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux, datée et signée en 3 exemplaires. Cette déclaration est obligatoire pour les permis de construire, d’aménager et les déclarations préalables.

  • La mairie contrôle-t-elle les travaux ?

    • Oui, un contrôle sur place peut être effectué dans un délai de 3 mois après réception de la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux, ou 5 mois dans les secteurs protégés.

    • Passé ce délai, la mairie ne peut plus contester la conformité.

    • En cas de non-conformité, la mairie mettra en demeure de réaliser les travaux nécessaires ou de déposer un permis modificatif.

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